MARATHON DE PARIS 2004

3:17:25

Marathon Paris 2004

 

Samedi 3 avril 2004 

Le Départ de Nancy

Cette année encore je suis parti avec "Espace Marathon" , magasin de sport de Nancy qui organisait un déplacement pour le marathon de Paris.

Je suis parti de mon domicile vers 8h15 en tram direction Brabois prendre le bus affrété pour Paris.

Le bus à deux étages venait de Strasbourg et s'arrêtait à Nancy prendre les inscrits de dernières minutes. Un second bu, exclusivement nancéen, partait du centre-ville.

Sur place à Brabois, Francis (le patron d’espace marathon) attendait avec quelques autres coureurs. On a sympathisé très rapidement, entre coureurs, surtout marathoniens, les contacts sont très rapides.

Le bus arrive à 9h, sans retard et je me retrouve au deuxième étage à coté bien sûr d’un alsacien qui a déjà fait de nombreux marathons et qui cette année part sans sa femme, me dit-il, restée en Alsace participer à une fête patronale ou un truc de ce genre.

C’est le jour de mes 50 ans. Je reçois des messages de ma famille et d'amis, cela fait toujours plaisir

On rejoint le second bus sur l’aire de repos entre Paris et Nancy. Je croise Emmanuel qui court avec moi au COS. Il est tout bronzé et cool, il revient de 15j de vacances de la Guadeloupe. Il a gagné son voyage avec l’Est républicain, le veinard. Il y a aussi le bus « Sport Loisir ». Pas le temps de discuter, nous repartons.

 Hall Exposition Marathon

On arrive vers 14h à l’Expo-marathon, pour retirer les dossards. Mon numéro 20860. Je vais aux litiges demander à être dans le sas de 3h15, ce que l’on m’accorde sans difficulté. Me voilà rassuré. Au moins, je ne perdrai pas mon temps à doubler des concurrents.

Il y a moins d’exposants que l’année précédente. Je fais un petit tour et sors rapidement prendre le déjeuner que j’avais préparé : riz, huile d’olive, fromage, levure de bière.

Je rencontre Denis (licencié au COS) qui est venu en famille et que je retrouverai le lendemain vers le 15ième km.

On repart vers 16h à l’hôtel.

Le dîner

Vraiment pas bon et pas adapté.

Crudités en entrée, j’en mange, je ne devrai pas, mais je n’aime pas laisser de la nourriture (vieux reflexe stupide, j'ai changé depuis, il vaut mieux ne rien manger, jeter que d'être malade)

Les serveuses ne sont pas très aimables non plus.

Le plat principal, poulet avec pâtes, mais les pâtes très mal cuites, le cuistot a dû le plonger dans de l’eau froide, de la vrai colle. Heureusement que j’avais préparé ma ration.

Du fromage blanc en dessert, j’en prends vraiment très peu.

Retour dans la chambre ou je regarde le match de foot Lyon Marseille (1-2.) Mon voisin dort et ronfle, heureusement que j’ai pris des bouchons.

 

Dimanche 4 avril

5h30

 Je suis réveillé par une sonnerie. Panique, je saute du lit, je regarde l’heure J’ai des difficultés à me situer. Brutalement, elle s’arrête, puis reprend après qques instants ; c’était le téléphone qui nous réveille. Dehors, il pleut, aïe.

Préparation sans problème, j’avais tout préparé la veille, je mets mes lentilles sans difficultés. A la salle du petit déjeuner, je suis dans les derniers. Je ne prends que du café, rien ne semble apetissant et heureusement que j’ai mon carbocake, qui est bien meilleur que je n’aurai imaginé.

Je me sens moyennement en forme, les jambes un peu lourdes, mais je me dis que cela devrait aller. Je table au moins sur 3h25.

 7h

On range les valises et départ pour la « rue de la grande armée » Finalement, il fait assez bon, meilleur que l’année précédente, la pluie a cessé. Je choisis ma tenue : chaussure Nike (j’ai hésité entre mes bonnes vieilles Reebook les 829, short Odlo, tee-shirt de Jean-Pierre (unn cycliste,  mari de Suzanne avec laquelle j'ai fait ma préparation au club, 3h13 qu’il avait reçu de « l’ardéchois ». Il a fait 3h13, le bougre au marathon de Rome, je ne pourrai pas faire mieux. Je range dans les poches arrière trois gels : un pour le départ, genre raid, un pour le 20ième à l’arnica, et un troisème « coup de fouet » au cas où. J’ai deux autres gels maxim de 100g que je tiens dans la main.

Je trottine un peu, je marche. Finalement à 8h, je rentre dans le sas. 8h10, j’ai besoin d’aller aux toilettes, je me mets dans la file qui n’avance pas. Je calcule, je devrai passer vers 8h30. Calcul exact, me voilà rassurer. D’autres attentent encore, ils ne pourront pas prendre le départ dans de bonne condition.

Comme pour un décollage, tous les feux sont au vert, on peut partir.

  

8h45 le départ.

Km 0

J’oublie de déclencher le chrono en passant la ligne, je le déclenche 30 » plus loin. Les ballons jaunes 3h15, sont à 1’ voire 30’’ devant moi. Pas d’affolement, je me sens moins bien que l’année précédente, mais je cours aussi selon mes prévisions, je mets le diesel en chauffe.

 

Premier virage en bas des « Champs Elysées ». Cette fois je ne me fais pas avoir, je le prends bien, en fait je suis la ligne des ballons 100m devant moi. Cela ne sert à rien que je regarde ma montre, j’ai raté le départ. Et 4mn35 au km, ce n’est pas facile à multiplier. Je me fie aux ballons. Pour l’instant, je les suis sans trop de peine.

 

 

 

Km 5 – promenade -

Le ravitaillement est bien pris, l’année précédente j’avais au moins perdu 1mn. Je prends une bouteille d’eau sans plus. Je ne pense pas aux kms, car tout va bien, je cours avec facilité, mais toujours cette lourdeur, je pressens que je toucherai le mur, j’espère le plus tard possible.

 

Km 10 – la visite continue

Sans souci, je suis toujours les ballons de loin. Je me suis calé sur leur vitesse. Je prends mon premier gel, pour l’instant c’est la balade. Je suis cependant toujours un peu trop concentré à mon goût.

 

 

 

 

Km 15 – petites inquiétudes -

Je rattrape Denis (nom Michel) je suis étonné, cela va vraiment bien. On court ensemble, il me ralentit car j’ai tendance à me rapprocher des ballons. Les kms passent sans que je m’en rende compte.

J’ai qques douleurs dans le mollet droit et la tendinite qui se réveille, Denis n’est pas très bien non plus, il a qques douleurs qui le taquinent.

Rétrospectivement, je crois que c’est la légère montée qui a réveillé soit une tendinite, soit une vieille déchirure.

 

 

 

 

Km 20 – petite douleur -

Je perds Denis au ravitaillement, a-t-il abandonné comme il le sentait ? (Finalement il finit en 3h14)

Je continue sur ma lancée. Et je passe à la hauteur des ballons 3h15.  Cela va vraiment bien, je suis en entrainement rapide je me dis. Je plaisante un peu, je regarde à droite à gauche. Sans le vouloir, j’accélère un peu bien que je me dise de faire attention, je suis dans mes objectifs, pas la peine de forcer. Mais je me laisse entraîner, et je me porte à la hauteur du premier ballon jaune (3h15). Ce coup-ci, je reste à sa hauteur. Puis tout d’un coup il disparaît pour satisfaire une envie pressante. Et je crois qu’à ce moment j’ai repris un peu de vitesse.

 

 

 

 

Km 25 – des doutes -

Je ne me souviens plus du ravitaillement. Je passe au km 26 en 1h59, plus de 13km/h, je suis dans les temps, mais les kms deviennent un peu plus longs. Je me dis que tant que les ballons jaunes ne me rattrapent pas, je suis sous les 3h15.

 

Km 30 – le mur arrive -

Cela tire un peu. Un ballon jaune vient à ma hauteur. C’est le premier, je prends le train légèrement plus rapide, je tiens un km et je me fais lâcher petit à petit. Je décide de rester entre les deux ballons. Cela tient qques mn, puis arrive le deuxième. Je les garde en point de mire au moins jusqu’au km 35.

(Denis a dû me passer entre le 30 et 35ième km)

 

 Km 35 – un mur, pas trop fort, mais mur quand même -

 Je me dis que je devrais arriver dans les temps mais j’aperçois le mur. Un dernier ballon jaune me double, cela me redonne des forces, je tiens sa cadence, je suis seul derrière lui, mais il va vraiment trop vite, il doit être en retard. Et je paie ces 500 m derrière le ballon jaune. Je suis au ralenti. Je ne suis pas le seul, mais on me double. Alors je m’accroche un peu, les personnes qui me doublent maintenant sont rares, je dois être à environ 5mn au kilo. Au 38, je prends le top, et j’arrive au 39 en 5mn20. Pas possible, je cale. Je décide de garder la cadence et de tout donner dans les 2 derniers km, voire le dernier.

 

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Km 40

De plus en plus de monde marche, j’accélère un peu 100m pas plus et je décide de garder le reste de force pour le 41km. Et ces kilos qui n’en finissent pas.

 

 Le 41 arrive, si je force un peu, je devrais battre Jean Marc, je devrais descendre sous le 3h18, et là je relance la bête, je dois donner tout ce qui me reste. On ne me double plus je sers les dents, après le rond point, je vois l’arrivée à 200m, alors je fonce, je dois passer sous les 3h18.

 

 

 

 

Km 42,195 3h19 temps officiel.

Je dois avoir fait moins de 3h18, je n’en suis pas certain. (Finalement je fais 3h17 ‘25 ‘’)

Tout de suite, j’ai une envie présente. Depuis le 30km, je n’ai plus rien digéré. Je suis allé plusieurs fois aux toilettes dans l’heure qui suit. Nous étions une bonne vingtaine de notre bus à être malade.

 

Je pense à mes temps de passage, Finalement, je les reçois bien 2 heures après la course.

 

La première impression est de me dire que j’ai fait deux marathons, que je savais maintenant ce que c’est, que c’est dur, et que cela suffisait. Le soir même je me suis inscrit à Berlin.

 Je me hisse dans le bus.  Il va falloir une grue pour m’en sortir.

 Retour sans encombre, vers 21h à Nancy.

 Repas avec une bonne bière, bain chaud.

 Et le lendemain, je boite autant la tendinite que les muscles de la cuisse. Le jeudi je suis remis et je fais un footing de 45 m avec le club

 Objectif 2006 : moins de 3h (jamais atteint, contrecarré par une vilaine tendinite au tendon d’Achille)